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Auteur de l'essai "Le Black jack : Apprenez l'excellence" chez Bornemann, François Montmirel répond à nos questions sur le jeu de Black Jack aujourd'hui en France. François Montmirel propose sur Internet un blog: www.over-pair.com. Agé de 42 ans, diplômé en sciences économiques et en marketing, M. Montmirel est l'un des principaux essayistes en France spécialistes du Poker et du Black Jack.
Thomas Frangel - Jouez-vous aujourd'hui beaucoup au Black Jack? François Montmirel - Actuellement je ne joue plus au Blackjack. J'ai dû choisir et j'ai choisi le poker. Mais il m'arrive, quand l'occasion se présente, de m'attaquer à une table dans un casino que je ne connais pas, quand je me sens en forme et que l'endroit me plaît. J'ai une âme de combattant. A chaque fois que je m'assois à une table de black Jack ou de poker, c'est pour engager un combat. C'est pour gagner, pas pour me divertir, surtout au Black jack où je dois me battre contre une "machine", le donneur qui réagit toujours de la même manière aux cartes. Le 29 février 1992 est un jour de gloire pour moi : j'ai été expulsé du casino d'Enghien les Bains parce que je comptais les cartes. Un compteur de cartes est toujours traqué par les casinotiers parce que son jeu conduit à une perte certaine pour le casino. Je suis resté pro un peu plus de 6 mois, puis j'ai décidé d'arrêter. J'étais contraint de voyager beaucoup, d'utiliser des ruses de sioux pour éviter de me faire prendre, alors j'ai abandonné. Mais j'avais les poches pleines. TF - Quel est votre rapport au Black Jack ? FM - C'est un jeu à part. C'est le seul jeu de casino traditionnel où le joueur peut différencier ses décisions pour affiner ses résultats. C'est ce qui m'a décidé, en 1985 (j'avais 22 ans) à aborder le Blackjack. A l'époque, j'étais passionné par la Roulette. Je passais beaucoup de temps à créer mes propres systèmes. Mais j'avais à l'oeil les tables de Blackjack. Ce jeu me semblait intriguant. Les joueurs n'avaient pas le droit de toucher leurs cartes et les rapports de mises étaient plus limités qu'à la Roulette. Mon éditeur, Hatier, a eu la bonne idée, après la sortie de mon livre consacré au poker, de me commander un livre sur les jeux de casinos. J'ai donc pratiqué tous les jeux de casino sans exception pendant un an. Dont le Blackjack, évidemment. Ce qui m'a aussi contraint à lire plusieurs livres écrits par des auteurs américains, dont le fameux manuel d'Edward Thorp "How to beat the dealer" (que j'ai traduit par la suite en français) et le manuel de Ken Uston, "Million dollar blackjack". Ce sont deux auteurs très importants du Blackjack, ils ont été deux grands joueurs, surtout Uston, c'est lui qui a inventé le jeu en équipe. TF - Quel la stratégie de base au Black Jack ? FM - La stratégie au Blackjack se fait sur 2 niveaux: - la stratégie de base qui consiste à varier ses tirages selon les confrontations. Par exemple, quand le banquier a 6, inutile de prendre des risques parce qu'il va sauter dans 41% des cas. Mais quand il a As, il faut prendre des risques de tirage car il va sauter seulement dans 11% des cas, une fois sur 9. - les modifications de la stratégie de base en fonction de la "chaleur" du sabot. Comme le sabot contient 312 cartes (6 jeux), il arrive au fil du jeu qu'il contienne une proportion anormalement élevée ou basse de "bûches" (cartes valant 10). Dans les deux cas, il faut modifier ses tirages de stratégie de base. Pour connaître la chaleur du sabot, il faut compter les cartes. Il ne s'agit pas de les compter une à une mais par catégories. Il existe plusieurs façons de compter les cartes. J'ai établi la mienne en propre que j'ai publiée dans "Blackjack, apprenez l'excellence". Il existe des quantités de méthodes qui donnent des résultats différents en fonction de leur difficulté. En moyenne, pour apprende à compter les cartes, il faut deux semaines de travail, puis s'entretenir tous les jours. Le Blackjack joué aux USA est plus facile à battre que le Français parce qu'il permet d'autres options, comme de doubler son enjeu sur les "softs", c'est-à-dire les totaux contenant un As. J'aimais bien l'Anglais parce que les pourboires sont interdits et que le sabot comptait 208 cartes (4 jeux) au lieu de 312. TF - Qu'est-ce qu'un professionnel du Black Jack aujourd'hui ? Qui sont-ils en France ? FM - J'ai une mauvaise nouvelle : s'il reste des professionnels en France, ils vont disparaître. Parce que les casinos remplacent la donne au sabot classique par la donne au mélangeur de cartes. Autrement dit, la table fonctionne en continu et les cartes sont mélangées en permanence. Il n'y a plus de temps mort, plus de "remise à zéro" du sabot.. parce que le sabot n'existe plus. La seule façon de combattre se limite à la stratégie de base, en acceptant un taux de prélèvement de l'ordre de 1,5%. Mais cela est un demi-mal parce que le poker est en train de s'installer dans les établissements et les pros du Blackjack vont simplement devenir pros du poker ;-)... TF - Quelle est votre méthode spécifique pour jouer au Black Jack ? FM - Le comptage de bûches, mais visuel. Je ne peux pas le décrire en détail parce que je le garde pour moi. Mais j'ai découvert en 2000 qu'il était possible de "compter sans compter". Je m'explique : quand on maîtrise la grille de modifications de la stratégie de base en fonction de la chaleur du sabot, on n'a plus à se préoccuper que de la procédure de comptage. J'ai simplifié cette procédure au visuel, en mariant les cartes entre elles pour qu'elles s'annulent visuellement. Je n'ai donc plus qu'à calculer le "reste", formé des cartes qui ne s'annulent pas. J'économise 80% des efforts, c'est plus instinctif que le comptage classique. L'efficacité est la même. NDR: jouez au Blackjack sur 32Vegas Casino avec un bonus de 320%! News CategoriesFeed RSS xml
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